L’histoire commence avec un fichier audio au mauvais endroit
Je construis un agent pour monter mes vidéos. Un matin, il trouve dans le dossier surveillé non pas un rush vidéo, mais l’enregistrement audio d’une conversation. Au lieu de le traiter comme une vidéo, il identifie un autre besoin : transcrire l’échange et séparer les locuteurs. C’est une capacité inattendue que je raconte dans cet épisode de Build in Public.
Une telle initiative peut être précieuse en recherche et développement. Elle ne devient pas pour autant une autorisation de placer automatiquement des informations dans une fiche client. Une transcription, même lisible, peut être attribuée à la mauvaise personne ou contenir un terme métier mal reconnu.
Explorer librement, écrire sous contrôle
Dans la vidéo, j’oppose deux rôles. « Black Magic » désigne l’exploration : un agent ouvert essaie des pistes et peut faire émerger de nouvelles capacités. « White Magic » désigne la production : un agent plus cadré exécute une tâche définie de façon répétable. Ce sont des noms de travail, pas une garantie de sécurité par magie.
La frontière concrète est la permission d’écrire. Un agent peut proposer un document au CRM ; le système qui gère le CRM doit vérifier la validité du fichier et son rattachement avant de l’enregistrer. Si le contexte ne permet pas de trancher, on demande à la personne responsable. Cette architecture évite de donner à l’agent le plus exploratoire les clés d’une base de données sensible.
Le mot rare n’est pas une preuve
Je reviens aussi sur les termes métier que la transcription automatique peut mal comprendre. Un mot plausible dans une phrase n’est pas nécessairement le mot prononcé. Chercher le contexte et comparer avec l’audio peut aider ; remplacer automatiquement un terme par une supposition en créant une fausse certitude serait dangereux.
Pour vos propres agents, tracez donc le parcours complet : fichier d’origine, transcription, incertitudes, validation, puis enregistrement final. Une bonne surprise technique devient utile lorsqu’on sait qui peut la relire et à quel moment elle est autorisée à agir.